vendredi 22 mai 2015

Canot-Yole

Le canot yole




 


Description:   
                  Canot-Yole à deux rameurs, avec une ou deux personnes au banc de barre
                  Longueur : 5,50 m.  Largeur: 1,20 m.
                  


Construction
                      Lames bordées à clin riveté sur des membrures ployées à la vapeur


Propulsion:
                   Aviron de couple , 2,70m de long.


Avant

avec manchon en cuir.

Après

Le siège à coulisse:


                   Le rameur assis sur ce siège à roulette, se déplace sur des rails fixés au bateau par  
                   l’intermédiaire d’un châssis qui prend appui sur la préceinte de la carlingue.
                   Ce système permet d'augmenter l'ampleur du coup d'aviron et aussi d'utiliser la force 
                   des jambes, les pieds bien calés.




 La barre de pied
              Pour fixer les pieds du rameur, et lui permettre de prendre appui. Cette planche comporte des
              talonnettes en bronze et une sangle en cuir réglables avec une boucle.
              Cette barre de pied s'ajuste sur une glissière en fonction du gabarit de la personne.


La dame de nage pivotante:
                  Invention de 1875, la dame de nage, pivote autour d'un axe fixé sur la coque.
                  L'aviron se positionne dans une dame de nage, ici carrée.

Le safran,
                 C'est le gouvernail pour diriger, au moyen d'un tire-veille.
                 Le barreur tient dans chaque main un bout qui actionne la tête du gouvernail.
                 La partie immergée s'appelle le safran, elle est fixée par des ferrures sur l'étambot.





Le banc du barreur:
                         L' assise est formée d'une planche, fixée sur la serre-bauquière.
                         Le dossier ajouré est maintenu sur la préceinte.





Ce canot yole serait issu des ateliers G. Seyler.
Un modèle identique, acquis lors de l'exposition universelle de Paris:


lundi 27 avril 2015

7ième Fête de l'arbre à Buzancais

Ce 26 avril, Les Poissons des Arbres ont répondu présent,
pour la 7ième édition de "La Fête de L'Arbre".


Comme chaque années nos bateaux sont exposés dans un cadre de verdure,
 au pied de l'étang communal. 

La navigation fut réglée en fonction de la météo. 
En effet, le soleil à fait l'ouverture et la fermeture de la manifestation. 
A la moindre éclaircie, nos canoës, kayak et périssoire égayaient le plan d'eau.

Aperçu de l'exposition au sol
Ci-dessus:
                    -la structure d'un kayak Lapon,
                    -la périssoire Sergent construite sur plans,
                    -un canoë Seyler, modèle hirondelle en cours de restauration,
                    -un canoë entoilé importé du canada.

Le Canoë canadien de Pascal



Le canoë Rocca de Pierre

Emmanuel se laisse glisser sur l'eau
Laurent dans le kayak Lapon


Un autre kayak Lapon, sans l'entoilage
La périssoire Sergent   


Le port d'attache




Cette année, nous avons apprécié d'avoir un stand abrité.
Le stand, nous a permis d’accueillir dans de bonne condition le public et nos adhérents. Parmi ces derniers nous avons eu la visite de Yves et Claude, une prochaine fois ils viendront avec leurs bateaux. Des canoës qu'ils ont construit eux-mêmes pour pratiquer la randonnée.

Et bravo aux organisateurs, animateurs, exposants, et au public qui s'est déplacé.

vendredi 10 avril 2015

Saint-Hilaire, un site oublié du canotage sur le Loiret



CANOTAGE A SAINT HILAIRE

La naissance.


Saint Hilaire Saint Mesmin, est situé à proximité d’Orléans, le long de la rivière du Loiret.



Les premières activités, sont plutôt laborieuses, avec les lavandières, et l’industrie des moulins.

Les moulins vont progressivement évoluer, à farine, à tan, à huile, puis à papier ou à dentelles.



A la même période, nait le canotage. Le canot destiné à la pêche va évoluer vers le loisir, la rivière du Loiret s’y prête bien, peu de courant, des paysages variables où s’enchainent polycultures, roselières, habitats, zone boisée et plus sauvage avec des futaies et des taillis.
Moulins de la Chaussée Saint Santin


Contrairement à la commune d'Olivet, l'habitat est moins dense, les berges sont plus naturelles. Ce cadre permet aux canotiers un dépaysement, de jouer les explorateurs et les Robinsons.
A la belle époque, des guinguettes et restaurants au bord de l’eau animaient cette portion : « Terre Blanche », « Le Pavillon Bleu » et « Port Arthur ». Avec comme activité de loisir des locations et promenades en bateau.







L'ancien restaurant Le Pavillon Bleu, aujourd'hui

Le Pavillon Bleu, et juste derrière, on aperçoit le train.

Les accès aux guinguettes sont plutôt commodes. La voie qui emprunte le pont Saint Nicolas, enjambe le Loiret avec 8 arches, c’est la route départementale N°1, avant de devenir route nationale au début du XXème. 



Et légèrement en amont de cet ouvrage d’art, un second pont, celui de la ligne  Saint Marceau(Orléans) à Ligny-le-Ribault, Le Tramway de Sologne  c’est le nom du réseau avec des voies métriques, sur lequel circulent des trains à vapeur.



Cette ligne en fonction dès 1905, dessert  les guinguettes de la commune, auquel correspond un arrêt.

·              « Les Vaslins » pour Le Pavillon bleu.

Puis en 1910,se succèdent 3 nouveaux arrêts également en rive gauche :

·              « La Mairie » au km 7.220 

·              « du four »     au km 7.506

·              « St Jacques » au km 7.849


Ce pont ferroviaire a disparu, Il reste un unique pilier dans la rivière ainsi que les têtes de
pont de part et d’autre.




L'apogée.

Ainsi les jours de repos, il y a foule au bord et sur l’eau. On croise essentiellement des promeneurs,  des amateurs puis certains se découvrent sportifs. Ces derniers vont pouvoir se mesurer avec la création de la Société Nautique du Loiret en 1882. Probablement la plus ancienne structure sportive du département, aujourd’hui baptisée ACOO. 



Dès sa première année la S.N.L  organise des courses de périssoire,  de yole,  de canot de promenade et même de podoscaphe. A Saint Hilaire Saint Mesmin, elle organise en 1908 sa première course de dame, devant le Pavillon bleu.

Activité de canotage, devant le restaurant "Port Arthur".

Proche du bourg, le dernier confluent du Loiret est également praticable, c’est le cours d’eau « la Pie », 
La source est située dans le domaine du château de la Pie. Celle-ci est achetée par Henri Delaugère, carrossier hippomobile, en 1895. 



Cette propriété achetée par la commune en 1978, devient  la mairie.



Avec cette affluence de bateau, la municipalité à Saint Hilaire, a maintenu un règlement de police de 1832 à 1940, pour les personnes en possession d’un bateau, cette taxe municipale exigible uniquement  pour la portion en domaine public, de l’embouchure jusqu’à la chaussée St Santin, au de là c’est le domaine privé, dit non navigable et non flottable.  



La disparition.

Après 1930, à St Hilaire St Mesmin commence le déclin des plaisirs de l’eau, les gares à bateaux disparaissent, on retrouve trace des demandes d’exonération de redevance sur ces garages.


Puis en  1935 la ligne ferroviaire cesse son activité. Ensuite peu à peu, c’est la fermeture des restaurants et guinguettes.



Une nouvelle aire commence, avec la mécanisation, le motonautisme ne se prêtant pas au Loiret, aussi les aventuriers de l’eau vont plutôt s’orienter sur d’autres moyens de locomotion avec l’essor de l’automobile.


 Ainsi le canotage va s’estomper et disparaitre à St Hilaire St Mesmin. Cette activité persistera plus longtemps en amont, sur Olivet. D’ailleurs des restaurants et plusieurs gares à bateaux ont survécu sur cette commune.
 
Cependant Saint Hilaire Saint Mesmin, restera un site préservé, avec une réserve naturelle nationale sur la Pointe de Courpain. Le Loiret reste donc une rivière remarquable pour nos activités.  


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Si vous avez des documents ou des témoignages, n'hésitez pas à nous contacter.

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Notes et références:

Cartes postales de nos collections particulières .
Informations provenant de la Société d'histoire locale .
Recherches historiques menées aux Archives Départementales.